Radar AO

Sources, méthode et limites

Radar AO agrège des données publiques et en tire des estimations. Cette page dit exactement d'où viennent les unes, comment sont calculées les autres, et ce que l'outil ne voit pas. Un chiffre dont on connaît les limites est utilisable ; un chiffre présenté comme certain ne l'est pas.

Ce que Radar AO ne voit pas

C'est le point à lire en premier, parce qu'il conditionne tout le reste.

  • Les marchés sous 40 000 € HT échappent en grande partie à la publication obligatoire. Une part importante de la commande publique — souvent la plus accessible à une petite entreprise — n'apparaît donc nulle part, ni ici ni ailleurs.
  • Les achats passés par une centrale d'achat. Quand une collectivité achète par l'UGAP, le Resah, UniHA ou la CAIH, la mise en concurrence a eu lieu au niveau national et rien n'est publié localement. En modèle grossiste — celui de l'UGAP — la centrale est le titulaire déclaré et l'entreprise qui exécute réellement n'apparaît dans aucune donnée ouverte. Détaillé plus bas.
  • Les acheteurs qui déclarent mal, ou pas. Les données essentielles de la commande publique sont une obligation légale inégalement respectée. Un acheteur absent de nos pages n'est pas un acheteur inactif.
  • Les délais de publication. Les attributions remontent avec plusieurs mois de retard. Un marché attribué en janvier peut n'apparaître qu'en juin.
  • Ce que les plateformes ne publient pas. Certaines diffusent une consultation sans son objet, ou sans le SIREN de l'acheteur. Nous ingérons ces avis parce qu'ils existent et qu'ils intéressent une entreprise du territoire, mais un avis sans objet ne se cherche pas par mot-clé et un acheteur sans SIREN n'a pas de fiche. La source concernée est nommée plus bas.
  • Les reconductions. Elles ne figurent pas dans les données publiques. Un marché de trois ans reconduit une fois court six ans, sans que rien ne l'annonce — d'où la prudence sur les échéances, ci-dessous.
  • Les titulaires que la source ne nomme que par leur raison sociale. Les données essentielles publient l'identifiant SIREN du titulaire ; les avis d'attribution, le plus souvent, son seul nom. Nous rapprochons ces noms des entreprises que nous connaissons déjà, jamais au jugé : un nom qui pourrait désigner deux sociétés n'en désigne aucune, et la ligne reste sans fiche plutôt que d'être attribuée à la mauvaise. Une part des titulaires cités dans les avis n'a donc pas de page, et n'apparaît pas dans les compteurs des entreprises.

Nous ne revendiquons donc pas l'exhaustivité. Ce qui est affiché est sourcé ; ce qui manque est décrit ici.

Les sources

BOAMP — Bulletin officiel des annonces de marchés publics

DILA, via opendatasoft · Licence Ouverte

Les avis d'appel public à la concurrence et les avis d'attribution publiés pour les départements 971, 972 et 973. C'est de là que viennent les objets de marché, les dates limites, les plateformes de dépôt, les lots et les critères d'attribution.

TED / JOUE — Journal officiel de l'Union européenne

Office des publications de l'Union européenne · Réutilisation autorisée — décision 2011/833/UE

Les avis européens dont le lieu d'exécution est ultramarin. Ils apportent ce que le BOAMP ne publie pas : les marchés au-dessus des seuils européens passés par des entités adjudicatrices qui ne publient qu'au JOUE — sociétés d'économie mixte, ports, aéroports, EDF SEI. Un avis vu à la fois au BOAMP et au JOUE ne compte qu'une fois : les deux publications sont rapprochées, pas additionnées.

Profils d'acheteur — PLACE et e-Guadeloupe

AIFE (État) et Région Guadeloupe · moteur Atexo MPE · Métadonnées d'avis publiés — pas un jeu de données sous licence

Les consultations en cours publiées directement sur les profils d'acheteur, sans passer par le BOAMP. PLACE couvre l'État, les armées, les préfectures et les rectorats — un poids important en Guyane. e-Guadeloupe est la plateforme mutualisée de la Région Guadeloupe et de plusieurs dizaines d'établissements publics guadeloupéens. Nous lisons les flux publics de ces plateformes ; nous ne téléchargeons aucun dossier de consultation et renvoyons toujours vers la plateforme d'origine pour candidater. S'ajoutent, sur e-Guadeloupe, les marchés conclus que la plateforme publie au titre des données essentielles : ils sont lus deux fois par jour, et comblent des attributions que le jeu national ne porte pas.

e-marchespublics.com

Dematis · Métadonnées d'avis publiés — pas un jeu de données sous licence

Les consultations et les avis d'attribution des collectivités ultramarines publiés sur cette plateforme. L'essentiel de ce qu'elle diffuse est aussi au BOAMP ou au JOUE — et elle le signale elle-même, en citant la référence d'origine, ce qui permet un rapprochement exact plutôt qu'approché. Son apport propre tient aux marchés à procédure adaptée de communes et de sociétés d'économie mixte, que les seuils de publication n'obligent pas à publier au BOAMP.

Marchés Sécurisés

Atline Services · Métadonnées d'avis publiés — pas un jeu de données sous licence

Les consultations ouvertes des communes antillaises, dont c'est la plateforme majoritaire : au premier relevé, quinze d'entre elles étaient portées par des acheteurs que le BOAMP ne connaît pas. Deux limites, qui sont celles de la source et qu'il faut connaître avant de s'y fier. L'objet n'y est pas publié : nous le lisons dans l'avis d'appel public joint en PDF quand il a une couche texte, et nous le laissons vide quand c'est un scan — soit environ une consultation sur deux. Et le SIREN de l'acheteur n'y figure pas : ces avis ne créent donc pas de fiche acheteur et n'apparaissent pas dans la recherche du site. Ils alimentent la veille par e-mail, où un avis sans objet ne peut être apparié que par territoire et par famille d'achat, jamais par mot-clé.

DECP — Données essentielles de la commande publique

data.economie.gouv.fr · Licence Ouverte 2.0

Les marchés attribués, avec leurs montants, durées, procédures et nombres d'offres reçues. C'est la seule source qui permet d'estimer une échéance et de mesurer le niveau de concurrence. Deux jeux se complètent, parce qu'aucun ne couvre toute la période : l'historique va de 2009 à 2023, le courant commence en 2022. Là où ils se recouvrent, un même marché porte deux identifiants ; nous les rapprochons et n'en comptons qu'un.

Balances comptables des collectivités

DGFiP, via data.economie.gouv.fr · Licence Ouverte 2.0

La dépense mandatée par chaque commune, intercommunalité, syndicat, département et région de la zone, compte comptable par compte comptable. C'est la source de la section « ce que cet acheteur dépense réellement » : elle voit la dépense que les marchés publiés ne montrent pas.

Délais de paiement des collectivités

DGFiP / DAJ, via data.economie.gouv.fr · Licence Ouverte 2.0

La moyenne annuelle du délai global de paiement de chaque budget de collectivité, par millésime (2023 à 2025 au moment de l'import). C'est la source du bloc « Délais de paiement » des fiches acheteurs. Ses limites sont réelles : une moyenne annuelle masque la variance d'une facture à l'autre, et les hôpitaux publics — dont le délai réglementaire est de 50 jours, pas de 30 — ne sont pas couverts. Import ponctuel à chaque millésime publié, pas de rafraîchissement quotidien.

FINESS — établissements sanitaires et sociaux

Ministère de la Santé, via data.gouv.fr · Licence Ouverte

Le registre des entités juridiques et des établissements sanitaires et médico-sociaux autorisés : hôpitaux, EHPAD, centres de santé, services à domicile. C'est la source du bloc « Établissements » des fiches acheteurs santé, et ce qui nous permet de connaître des établissements publics qui ne publient pas ou peu. Une limite tient à la nature même de la source : FINESS est un registre administratif d'autorisations — la présence d'un établissement n'implique ni activité d'achat, ni volume. Seules les entités juridiques publiques entrent dans l'univers des acheteurs ; les structures privées, lucratives ou non, sont référencées sans être présentées comme acheteurs.

Répertoire national des élus

Ministère de l'Intérieur, via data.gouv.fr · Licence Ouverte 2.0

Les fonctions exécutives des communes, intercommunalités et grandes collectivités de la zone : maire, président d'EPCI, présidents de région, de département et des assemblées de Martinique et de Guyane. C'est la source du bloc « Exécutif » des fiches acheteurs. Seules les fonctions exécutives publiques sont affichées, et aucune donnée d'état civil au-delà du nom n'est conservée — la date de naissance et la profession, présentes dans les fichiers source, ne sont ni stockées ni lues. Snapshot daté importé ponctuellement, sans historique reconstitué.

Annuaire des entreprises

DINUM — recherche-entreprises.api.gouv.fr · Licence Ouverte

Le nom canonique, le code d'activité, la commune et la tranche d'effectifs des entreprises titulaires. L'annuaire diffuse aussi, depuis le Registre national des entreprises, les dirigeants personnes morales d'une société : c'est de là que viennent les rattachements à un groupe décrits plus bas. Les dirigeants personnes physiques ne sont ni lus, ni stockés, ni affichés.

Les avis sont rafraîchis plusieurs fois par jour : le BOAMP et les données essentielles chaque matin, les avis européens en semaine, les profils d'acheteur toutes les deux heures pour ceux dont le flux le permet sans coût pour la plateforme. Les plateformes sans flux — e-marchespublics.com, Marchés Sécurisés, les marchés conclus d'e-Guadeloupe — sont relevées une à deux fois par jour, à une cadence volontairement lente : leurs pages n'ont pas de validateur HTTP, chaque passage leur coûte, et un marché déjà attribué n'est plus une opportunité. Les registres administratifs — balances comptables, délais de paiement, FINESS, élus — sont importés à chaque millésime publié, pas quotidiennement. Aucune donnée n'est revendue ; l'outil est gratuit et le restera.

Comment les échéances sont estimées

Une date d'échéance n'est jamais publiée. Elle se déduit de la date de notification et de la durée du marché, selon trois cas :

  • Durée déclarée — l'acheteur a publié une durée exploitable. L'échéance est calculée directement. C'est le cas le plus fiable, signalé par la mention « durée déclarée ».
  • Durée estimée — l'acheteur n'a rien déclaré. Nous utilisons la durée médiane des marchés de la même famille d'achat sur le même territoire. Signalé par « durée estimée ».
  • Non estimable — ni durée déclarée, ni médiane disponible pour cette famille. Aucune date n'est proposée. Nous préférons un blanc à une date fabriquée.

Dans tous les cas, l'échéance s'affiche en trimestre (« ~T2 2027 ») et jamais au jour près. Deux raisons : une reconduction non publiée peut la décaler d'un an, et une date précise donnerait à une déduction l'apparence d'un fait. Une durée déclarée aberrante — nous en voyons à 999 mois — est traitée comme absente.

Comment les montants sont fiabilisés

Les montants publiés comportent des anomalies connues. Chaque marché reçoit donc un verdict, et seuls les montants retenus entrent dans les totaux affichés sur les fiches. Les autres restent visibles au détail, avec leur badge : ce sont des données publiques, les masquer serait un autre travers.

  • Montant non publié — absent ou nul. Affiché comme tel, jamais en « 0 € », qui laisserait croire à un marché gratuit.
  • Montant déclaré douteux — inférieur à 1 000 €. Le plus souvent une déclaration incomplète.
  • Maximum de l'accord-cadre — le montant publié est le plafond sur toute la durée du contrat, pas la dépense réelle, qui est souvent bien inférieure.
  • Montant atypique — plus de vingt fois la médiane de sa famille d'achat sur le territoire.

La même prudence s'applique aux avis : ce qu'un appel d'offres publie comme valeur est, dans la plupart des cas réels, un maximum d'accord-cadre et non une prévision de dépense. C'est indiqué à l'affichage.

Ce que compte la fiche d'une entreprise

Deux sources alimentent ces pages, et elles ne disent pas la même chose. Les données essentielles publient le marché notifié, avec son montant et l'identifiant de son titulaire. Les avis d'attribution publient la décision, lot par lot, avec les membres du groupement — mais rarement leur identifiant, et pas toujours de montant. Le compteur de marchés indique donc ce qui vient de chacune, et le montant cumulé n'additionne que les montants jugés fiables.

Un marché publié par les deux sources n'est compté qu'une fois. Le rapprochement se fait sur l'acheteur, la proximité des dates et la ressemblance de l'objet ; il n'est retenu que s'il ne fait perdre aucun titulaire, faute de quoi les deux lignes restent.

Le rôle tenu dans l'attribution est affiché quand l'avis le publie — mandataire du groupement, co-traitant, co-assureur. Les sous-traitances ont leur propre section et ne sont jamais ajoutées aux marchés remportés : sur ces contrats, l'entreprise travaille pour le titulaire, elle ne l'est pas.

Ce qui passe par une centrale d'achat

Une collectivité peut acheter par l'intermédiaire d'une centrale d'achat — l'UGAP, le Resah, UniHA, la CAIH — sans lancer elle-même de consultation : la mise en concurrence a déjà eu lieu, au niveau national. C'est légal, courant, et cela n'apparaît dans aucune publication locale. Dix-sept marchés de la zone, 4,7 M€, déclarent aujourd'hui une centrale comme titulaire ; leur fiche le dit désormais, et ces lignes se lisent « achats passés par elle », jamais « marchés remportés ».

Quand la centrale opère en modèle grossiste — c'est le cas de l'UGAP — elle achète pour revendre. Elle est alors le titulaire déclaré, et l'entreprise qui exécute réellement la prestation n'est publiée nulle part. Ce n'est pas une lacune que nous pourrions combler : cette information n'existe dans aucune donnée ouverte. L'objet du marché la laisse parfois deviner — « Scaleway prestations, proposition Capgemini » — et c'est tout ce qu'on peut en dire honnêtement.

Dans l'autre sens, une entreprise de la zone peut être titulaire d'un accord-cadre national sans qu'aucun avis local ne l'annonce. Nous examinons chaque mois les 2 452 marchés publiés par ces quatre centrales et retenons ceux qui concernent le territoire : un titulaire établi ici, ou l'objet et le lieu d'exécution qui concordent. Un seul indice ne suffit jamais — cinq accords-cadres nationaux de l'UGAP annoncent un lieu d'exécution en Martinique alors que leurs titulaires sont à Nanterre et Roissy, et les retenir aurait inscrit 287 millions d'euros de dépense fictive sur le territoire.

Ce filtre retient aujourd'hui cinq marchés, dont l'accord-cadre de maintenance en imagerie médicale d'UniHA, sur lequel trois sociétés d'Antilles-Guyane sont référencées. Leurs montants sont des plafonds d'accord-cadre — l'enveloppe de tous les titulaires réunis, sur toute la durée — et ils sont exclus de tous les cumuls, comme n'importe quel plafond.

Le contexte concurrentiel

Quand un appel d'offres est publié, nous cherchons dans l'historique un marché du même acheteur, notifié il y a un à six ans, dont l'objet ressemble fortement à celui de l'avis. Si nous en trouvons un, nous affichons son titulaire, son montant et le nombre d'offres reçues.

C'est une déduction, pas une information publiée. Le rapprochement se fait par ressemblance textuelle de l'objet — ou, à défaut, par famille d'achat, ce qui est nettement moins sûr et signalé comme tel. Nous écrivons toujours « titulaire sortant probable », et c'est à prendre au mot.

Les groupes d'entreprises

Deux filiales d'un même groupe qui répondent au même acheteur ne sont pas deux concurrents. Tant que rien ne les relie, un marché gagné par l'une se lit comme une perte pour l'autre, et les parts de marché du territoire sont fausses. Les fiches de groupe consolident donc les marchés, les montants et les acheteurs de leurs membres — et un marché co-traité par deux sociétés du même groupe n'y est compté qu'une fois.

Le rattachement se fait par SIREN, jamais par le nom, et il est déclaré, jamais deviné : chaque lien est écrit dans un fichier versionné, avec sa preuve, et se relit ligne à ligne. Aucune ressemblance de noms, aucune adresse partagée ne rattache quoi que ce soit — notre propre base porte une entreprise nommée « EKIP » dont le SIREN désigne en réalité une société cessée sans lien avec le groupe du même nom, et un rattachement par similitude l'aurait absorbée en silence.

Ce qui a servi à établir ces liens, ce sont les mandats sociaux publiés par le Registre national des entreprises : une société présidente, gérante ou directrice générale d'une autre. Siéger à un conseil d'administration ne suffit pas — les conseils de sociétés d'économie mixte fusionneraient sinon des actionnaires publics et privés sans rapport. Deux limites méritent d'être dites : un mandat n'est pas une part de capital, et un groupe absent de cette page n'est pas un groupe inexistant. Une erreur d'appartenance se corrige depuis la page contact.

Le lien entre un avis et son attribution

Un marché attribué et l'appel d'offres qui l'a précédé sont publiés séparément — et les données essentielles (DECP) ne référencent jamais l'avis initial. Nous les relions de deux façons, dites sur chaque fiche : par référence quand l'avis d'attribution BOAMP nomme lui-même son avis initial (c'est un fait publié), ou par rapprochement estimé — même acheteur, même famille d'achats, avis paru dans les dix-huit mois précédant la notification, objets fortement similaires.

En dessous du seuil de ressemblance, nous ne relions pas : un mauvais lien est pire qu'un lien absent. Le badge « AO détecté » du Radar des échéances suit une logique plus large — même acheteur, même famille, avis récent — et reste pour cette raison formulé au conditionnel : il signale une piste, il n'affirme pas un renouvellement.

Les pondérations moyennes des critères

Les avis BOAMP publient les critères d'attribution, souvent pondérés. Nous les classons par famille — prix, coût global, valeur technique, délais, environnement, insertion, SAV — à partir de leur libellé, et nous en tirons des moyennes par acheteur et par famille d'achats.

Ces moyennes ne retiennent que les avis à pondération complète (tous les critères chiffrés, somme proche de 100 %) : un avis qui renvoie au règlement de la consultation ne dit rien et ne compte pas. Aucune moyenne n'est publiée sur moins de cinq avis. Elles décrivent une habitude passée, jamais la grille du prochain marché — seul le règlement de consultation fait foi.

La dépense réelle, et ce qu'elle vaut

Sur la fiche d'un acheteur, la section « ce que cet acheteur dépense réellement » ne vient pas des marchés publiés mais de sa balance comptable : la liste de ce qui a été mandaté dans l'année, compte par compte. C'est la seule façon de voir la dépense qui ne passe pas par un avis — celle des achats sous les seuils de publicité, qui sont parfaitement réguliers et représentent souvent la majorité des lignes.

Le périmètre « achats » est explicite. Sont retenus les chapitres 60, 61 et 62 en fonctionnement, 20, 21 et 23 en investissement, plus les redevances de licences et d'informatique en nuage (6511, 6512). Sont écartés, parce qu'ils ne relèvent pas de la commande publique : les acquisitions foncières (211), les subventions d'équipement versées (204), les charges de personnel, les impôts, les charges financières, les amortissements et les écritures patrimoniales. Chaque compte est affecté ou écarté nommément — jamais perdu en silence.

Les budgets annexes (eau, transport, ports, zones d'activité) sont comptés à part et listés : ce sont des poches d'achat autonomes, souvent oubliées quand on ne regarde que le budget principal.

Ce que la comparaison avec les marchés publiés vaut

Nous affichons une part visible : la fraction de la dépense qui passe par des marchés notifiés. C'est un ordre de grandeur, jamais une preuve, pour trois raisons que nous rappelons à l'endroit où le chiffre s'affiche :

  • la balance est du TTC mandaté sur un exercice, les données de la commande publique du HT notifié — les deux ne mesurent pas la même chose ;
  • un marché pluriannuel est notifié en une fois mais se dépense sur plusieurs années : il gonfle un exercice et manque aux suivants ;
  • la correspondance entre familles d'achat européennes (CPV) et plan comptable français est approximative. Seules les catégories dont la contrepartie est univoque sont comparées ; les autres ne sont pas affichées.

Quand le rapport entre les deux sort de l'intervalle 5 % – 120 %, nous n'affichons pas la comparaison et nous le disons. En dessous, le chiffre mesurerait la qualité de déclaration de l'acheteur plutôt que ses achats ; au-dessus, il traduit un décalage de périmètre, pas une réalité.

Les limites de cette source

  • Elle ne couvre pas tout le monde. Hôpitaux, sociétés d'économie mixte, bailleurs sociaux constitués en société, chambres consulaires et services de l'État n'y figurent pas. Sur leurs fiches, la section n'apparaît pas — plutôt que d'afficher un zéro qui serait faux.
  • Le millésime en cours est provisoire et badgé comme tel. Il se lit en tendance, jamais en valeur, et ne sert jamais de base de comparaison.
  • Une année non chargée n'apparaît pas. Nous ne dessinons jamais une barre à zéro pour un exercice manquant : « pas de donnée » et « rien dépensé » ne se lisent pas de la même façon.
  • Les variations de plus du triple sont signalées « à vérifier ». Ce sont presque toujours des régularisations comptables, un changement de nomenclature (le passage de M14 à M57) ou une fusion de budgets — rarement un changement de politique d'achat.
  • Les repères financiers (dette, trésorerie, masse salariale, ordre de grandeur des effectifs) servent à calibrer une offre. Ce ne sont ni une notation, ni un jugement sur la gestion d'une collectivité.

Le score d'opportunité

Les alertes de veille classent les avis par un score de 0 à 100, calculé sans intelligence artificielle : la formule est fixe, reproductible et vérifiable. Elle combine trois éléments.

  • Adéquation (0 à 40) — nombre de vos mots-clés retrouvés dans l'objet du marché, avec un bonus si la famille d'achat correspond exactement à l'une des vôtres.
  • Accessibilité concurrentielle (0 à 30) — nombre moyen d'offres reçues par cet acheteur sur cette famille d'achat. Moins il en reçoit, plus le score monte. Valeur neutre (15) quand l'information manque.
  • Ouverture aux nouveaux entrants (0 à 30) — diversité des titulaires de cet acheteur sur les trois dernières années. Un acheteur qui change souvent de prestataire est plus abordable qu'un acheteur fidèle à un seul. Valeur neutre en dessous de cinq marchés connus.

Le score dépend de votre profil : il n'apparaît que dans vos alertes, jamais sur les pages publiques.

Où l'intelligence artificielle intervient, et où elle n'intervient pas

Elle n'intervient nulle part dans les chiffres. Les scores, les échéances, les verdicts de fiabilité des montants, le rapprochement des avis dupliqués, le titulaire sortant probable, les moyennes de pondération : tout cela est calculé par des règles fixes, écrites, rejouables — celles que décrit cette page. Un chiffre affiché sur ce site ne sort jamais d'un modèle de langage.

Elle intervient à deux endroits, et seulement là :

  • Les blocs « Analyse IA » des fiches acheteur et entreprise, qui mettent en mots ce que les données montrent. Ils ne se déclenchent qu'au clic, jamais au chargement de la page. Le modèle ne reçoit que des données déjà fiabilisées — aucun montant écarté par les règles ci-dessus n'entre dans son contexte, donc aucun n'en ressort — et il ne peut rien ajouter d'autre. Le texte porte toujours son avertissement, écrit par nous et non par lui.
  • La suggestion de profil de veille, qui traduit votre activité en mots-clés et familles d'achat du vocabulaire des acheteurs publics. La suggestion n'est jamais appliquée telle quelle : elle pré-remplit un formulaire que vous relisez et corrigez.

Le modèle utilisé est Claude, d'Anthropic. Les données envoyées sont celles de la fiche consultée — publiques — et, pour la suggestion de profil, le texte public de l'adresse que vous indiquez. Rien de ce que vous saisissez n'est utilisé pour entraîner un modèle. Une analyse dont la forme n'est pas conforme n'est pas affichée : un commentaire incomplet vaut moins que pas de commentaire.

Ce que nous faisons des données personnelles

Votre adresse e-mail sert à vous envoyer les alertes que vous avez demandées, et rien d'autre. Elle est recueillie avec confirmation par lien (double opt-in), la désinscription se fait en un clic depuis chaque message, et supprimer votre veille supprime tout ce qui s'y rattache.

Les avis publient parfois les coordonnées d'un service acheteur. Nous les affichons uniquement sur la fiche de l'avis concerné : jamais d'export, jamais d'annuaire, jamais d'usage pour de la prospection. Une adresse nominative — de la forme prénom.nom — n'est pas conservée : seuls le domaine et, s'il existe, le nom du service le sont.

L'adresse de site web que vous donnez, le cas échéant, pour faire pré-remplir votre profil de veille sert à cela et à rien d'autre : ses pages publiques sont lues au moment de la demande, leur contenu n'est pas conservé, et seule l'adresse reste — sur votre profil, que vous supprimez quand vous le voulez.

Voir aussi la politique de confidentialité du site.

Licences et attributions

Données BOAMP © DILA — Licence Ouverte. Avis TED / JOUE © Office des publications de l'Union européenne — réutilisation autorisée par la décision 2011/833/UE. Avis publiés sur les profils d'acheteur et plateformes de dématérialisation PLACE, e-Guadeloupe, e-marchespublics.com et marches-securises.fr : métadonnées citées avec renvoi vers la plateforme d'origine, marques et contenus propriété de leurs éditeurs respectifs. Données essentielles de la commande publique © Ministère de l'Économie — Licence Ouverte 2.0. Balances comptables des collectivités © DGFiP — Licence Ouverte 2.0. Délais de paiement des collectivités © DGFiP / DAJ, ministère de l'Économie — Licence Ouverte 2.0. Répertoire national des élus © Ministère de l'Intérieur — Licence Ouverte 2.0. Registre FINESS © Ministère de la Santé — Licence Ouverte. Annuaire des entreprises et Registre national des entreprises © DINUM et INPI — Licence Ouverte. Radar AO est un outil gratuit édité par Taaq ; aucune donnée n'est revendue.

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