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PseudoLex — pseudonymiser un document avant de le partager

Vous devez transmettre une pièce à un confrère, à un expert ou à un outil d'intelligence artificielle, mais elle contient des noms, des adresses et des numéros qui n'ont rien à y faire. PseudoLex remplace ces identités par des pseudonymes cohérents, de façon réversible — et la table de correspondance ne quitte jamais votre poste.

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Pseudonymisation ou anonymisation ?

La distinction est juridique avant d'être technique, et elle change tout. L'anonymisation est irréversible : une fois le document anonymisé, plus personne — pas même vous — ne peut réidentifier les personnes concernées. Les données cessent alors d'être des données personnelles et sortent du champ du RGPD.

La pseudonymisation, elle, est réversible : les identifiants sont remplacés, mais une table de correspondance permet de revenir en arrière. Les données restent des données personnelles et restent soumises au RGPD. Le règlement la cite comme une mesure de sécurité et de minimisation, pas comme une porte de sortie.

PseudoLex fait de la pseudonymisation, et le dit. C'est ce dont on a besoin dans la vie réelle d'un dossier : pouvoir travailler, faire relire, soumettre à un outil d'analyse, puis restituer le document avec les vraies identités.

Le cas d'usage qui a fait naître l'outil

Les outils d'IA générative sont utiles sur un dossier : résumer, comparer, repérer une incohérence, reformuler. Mais y coller une pièce brute revient à confier à un prestataire les identités, les adresses et parfois la santé ou la situation financière de personnes qui n'ont rien demandé.

Pseudonymiser d'abord règle la question à la source : l'outil travaille sur un document lisible et cohérent, sans jamais voir qui se cache derrière « Personne A ». Vous restituez ensuite les vraies identités sur le résultat.

Aucune donnée transmise, et c'est vérifiable

PseudoLex fonctionne intégralement dans votre navigateur. Le document que vous déposez n'est envoyé à aucun serveur — ni au nôtre, ni à celui d'un tiers — et n'est stocké nulle part. La table de correspondance reste sur votre poste. Fermez l'onglet : tout disparaît.

C'est la seule architecture qui tienne pour ce type d'outil. Un service de pseudonymisation qui commence par téléverser vos pièces sur un serveur déplace le problème au lieu de le résoudre.

Pour qui

  • Avocats et juristes préparant une pièce destinée à un confrère ou à un outil d'analyse
  • Notaires et experts-comptables manipulant des dossiers nominatifs
  • Responsables RH traitant des dossiers du personnel ou des dossiers disciplinaires
  • Délégués à la protection des données encadrant les usages d'IA en interne
  • Toute équipe qui veut utiliser un outil d'IA sans lui livrer d'identités

Comment ça marche

  1. 01

    Déposez le document

    Le fichier est lu localement par votre navigateur. Rien ne part sur le réseau.

  2. 02

    Vérifiez les entités repérées

    Noms, adresses et identifiants détectés vous sont présentés. Vous ajoutez ce qui manque, retirez les faux positifs : c'est vous qui décidez de ce qui est masqué.

  3. 03

    Récupérez le document pseudonymisé

    Chaque identité est remplacée par un pseudonyme stable, cohérent d'un bout à l'autre du document — le même nom donne toujours le même pseudonyme.

  4. 04

    Restituez quand vous le voulez

    La table de correspondance, conservée par vous, permet de revenir aux identités réelles sur le document de travail ou sur le résultat produit par un tiers.

Ce que PseudoLex repère dans vos documents

L'outil cible les identités directes et les identifiants qui permettent de remonter à une personne : noms et prénoms, y compris leurs variantes dans un même document, adresses postales, adresses électroniques, numéros de téléphone et références administratives ou financières. Ce qu'il a repéré vous est présenté à l'étape 2, avant toute transformation.

Deux choix d'architecture méritent d'être compris, parce qu'ils déterminent ce que vous pouvez faire du document ensuite.

La cohérence des pseudonymes

Le même nom reçoit le même pseudonyme d'un bout à l'autre du document. C'est ce qui rend le résultat exploitable : une IA, un relecteur ou un confrère peut suivre « Personne A » à travers vingt pages sans jamais savoir de qui il s'agit.

La revue humaine intégrée

Aucun moteur de détection n'est infaillible — le nôtre pas plus qu'un autre. C'est pourquoi l'étape 2 vous montre tout ce qui a été repéré et vous laisse ajouter ce qui manque. Sur un document sensible, cette relecture n'est pas optionnelle : elle fait partie de la méthode.

Ce que dit le RGPD, précisément

Le RGPD définit la pseudonymisation à son article 4, paragraphe 5 : un traitement tel que les données ne peuvent plus être attribuées à une personne précise sans information supplémentaire — cette information supplémentaire, la table de correspondance, devant être conservée séparément et protégée.

Trois conséquences pratiques :

  1. 01

    Les données pseudonymisées restent des données personnelles

    Le RGPD continue de s'appliquer. La pseudonymisation n'est pas une exemption : c'est une mesure que le règlement cite expressément aux articles 25 et 32, au titre de la protection des données dès la conception et de la sécurité des traitements.

  2. 02

    La table de correspondance est le point critique

    Tant qu'elle reste sur votre poste, séparée du document transmis, le destinataire ne peut pas réidentifier les personnes. C'est exactement l'architecture de PseudoLex : la table ne quitte jamais votre navigateur.

  3. 03

    C'est la mesure attendue avant tout usage d'IA générative

    Dans ses recommandations sur l'intelligence artificielle, la CNIL insiste sur la minimisation : ne faire transiter que les données nécessaires, et protéger les autres. Pseudonymiser avant de coller un texte dans un outil d'IA, c'est appliquer ce principe à la lettre.

Pour la distinction complète avec l'anonymisation — et ses trois critères juridiques —, notre article détaille ce que le RGPD sépare et ce qu'il exige.

Pseudonymisation ou anonymisation : ce que dit le RGPD avant d'utiliser une IA

Ce que PseudoLex ne garantit pas

Nous préférons le dire ici plutôt que de vous le laisser découvrir.

La pseudonymisation ne rend pas un document anodin

Un contexte très spécifique — une fonction rare, un lieu précis, une combinaison de faits — peut suffire à réidentifier quelqu'un même sans son nom. Sur les dossiers les plus sensibles, retirez ou généralisez aussi ces éléments de contexte.

La détection automatique a des angles morts

Orthographes inhabituelles, noms qui sont aussi des mots courants, identifiants exotiques : c'est précisément le rôle de votre relecture à l'étape 2, et c'est pourquoi elle n'est pas escamotable.

Un outil ne remplace pas une gouvernance

PseudoLex traite un document. La conformité d'un usage d'IA en entreprise suppose aussi une base légale, une information des personnes et des règles internes écrites. C'est un sujet de cadrage, pas un sujet d'outil.

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Questions fréquentes

L'anonymisation est irréversible : les personnes ne peuvent plus être réidentifiées par qui que ce soit, et les données sortent du champ du RGPD. La pseudonymisation est réversible grâce à une table de correspondance : les données restent des données personnelles et restent soumises au RGPD. PseudoLex fait de la pseudonymisation — c'est ce qui permet de restituer le dossier ensuite.

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